La chine est-elle le grand laboratoire mondial de la fintech ?

0
2486

Avec la publication de sa troisième édition du classement annuel des meilleures fintech à l’échelle mondiale, KPMG dresse un panorama du secteur surprenant. Quand la place financière de Londres joue d’un pouvoir médiatique puissant, les chiffres nous rappellent qu’en matière de fintech, la Chine reste le leader incontesté. On y apprend que la grande majorité, c’est-à-dire 92% des fintechs du top 50 visent à concurrencer les structures bancaires traditionnelles en les perturbant profondément.

Le cas des fintech en Chine :

Si les levées de fond du top 50 étaient de 14,6 milliards de dollars (soit 40% de plus qu’en 2015), c’est en Chine que l’on a connu cette année les plus grosses levées de fond (jusqu’à 1 milliard de dollars). La Chine, ces dernières années est devenue un laboratoire à fintech. Elle possède quatre des cinq premières fintechs de ce classement. Citons Ant Financial (avec sa plateforme de paiement Alipay), Qidian (plateforme de prêts), Lufax (plateforme de financement et de gestion privée). Dans le top 5, seule la start-up américaine Oscar (insurtech) arrive à s’intercaler entre les sino-fusées. Ces quatre noms de startups chinoises sont peu connus en France, à tort, car elles pourraient bien jouer un rôle grandissant dans la finance mondiale.

APPENDIX: Méthodologie de l’étude

Les critères de classement retenus par KPMG sont les suivants : fonds levés, un facteur X qui correspond à la capacité d’innovation de la start-up (c’est à dire sa capacité à disrupter son marché), capacité à satisfaire ses besoins financiers afin de se développer, lieu d’implantation et d’attractivité du marché pour la solution mise sur ce marché. Dans ce top 50, 32 des fintechs font du prêt, 18 du paiement, 12 sont dans l’assurance, 9 en régulation (on parle de « regtech ») 7 font de l’analyse de données et 6 de la gestion de fortune.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE