Gestion d’actifs : l’automatisation est clé pour gagner en compétitivité

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Gestion d’actifs : l’automatisation est clé pour gagner en compétitivité. Découvrez les principaux enseignements de l’étude SimCorp / ESSEC

Automatisation, modèle opérationnel, insourcing/outsourcing et innovation : voici les principaux enjeux à considérer pour rester compétitif, selon l’étude réalisée par l’éditeur de logiciels dédié à la gestion d’actifs SimCorp et la Junior Entreprise ESSEC.

Cette étude, initialement menée en France, a ensuite été étendue à l’Italie et l’Espagne. L’objectif est d’analyser quels sont les principaux défis des sociétés de gestion et investisseurs institutionnels, ainsi que les impacts en termes d’organisation.

Tout d’abord, il est intéressant de noter que 36% des organisations interrogées ont réalisé une opération de croissance externe au cours des 12 derniers mois. Ceci engendre naturellement des problématiques d’intégration, de consolidation des données et d’automatisation des processus. Il faut en effet pouvoir on-boarder rapidement de nouveaux fonds, de nouveaux clients et être capable d’opérer sur de nouvelles zones géographiques.

 

Complexité croissante et diversification des stratégies d’investissement

Dans un environnement marqué par des incertitudes politiques, économiques et sociales, l’industrie de la gestion d’actifs subit de profondes mutations. Les acteurs doivent faire face à une plus grande complexité : taux d’intérêts bas, « tsunami » réglementaire (MiFID II, Solvency II et IFRS17), besoin accru de transparence et d’autonomie de la part des clients. Tous ces facteurs contribuent au développement de solutions digitales innovantes.

Au niveau des stratégies d’allocation d’actifs, on assiste à une diversification des portefeuilles, notamment vers des «actifs non cotés » tels que « private equity », immobilier, infrastructures mais aussi une appétence plus forte pour les investissements socialement responsable (SRI).  Selon les résultats de l’étude SimCorp, la diversification répond au besoin de réduction des risques et de volatilité des investissements, alors que les investissements SRI visent à augmenter positivement l’impact social des assets managers. Il apparaît toutefois encore difficile de mesurer précisément ces impacts.

 

Le modèle opérationnel cible

L’étude met en évidence quatre axes d’amélioration de l’efficacité opérationnelle pour rester compétitif.

  1. Une automatisation accrue : plus de 70% des personnes interrogées affirment n’avoir pas encore atteint le niveau optimal d’automatisation des processus. Les efforts portent principalement sur deux axes : le reporting (capacité à produire des « reporting » dans des délais plus courts et offrir la possibilité de les « personnaliser ») et la gestion des données et des services associés.
  1. Une agilité opérationnelle renforcée par l’utilisation d’une Plate-forme métier intégrée: 14% des participants opèrent à un niveau global avec des équipes front office à travers le monde, ce qui peut générer des difficultés en termes de consolidation des opérations, des données et du reporting. Pour ces organisations présentes au niveau global, 72% s’appuient sur une plate-forme intégrée incluant le trading ou passage d’ordres, l’outil de suivi des positions et les outils de compliance, risk et performance.
  1. Un arbitrage permanent en Insourcing et Outsourcing: les gestionnaires d’actifs recherchent quelles opérations externaliser et celles qui doivent être conserver ou réintégrer. Les opérations les plus externalisées sont les fonctions de back office, notamment la gestion des « corporate actions » et du « collateral ». Toutefois, 57% des organisations ne sont pas satisfaites des résultats obtenus, souvent parce que « l’externalisation est considérée comme une perte de connaissance et de contrôle sur les activités, notamment en France et en Italie.
  1. Un recours systématique aux nouvelles technologies: 83% des entreprises ont déjà lancé des initiatives autour des nouvelles technologies. Parmi elles, l’utilisation de robo advisors et des algorithmes comme support aux décisions des investissements mais aussi l’accélération du reporting self-service, avec l’objectif de gagner du temps et d’améliorer l’expérience des utilisateurs, en leur donnant la possibilité de gagner en autonomie.

 

Les impacts au niveau de l’organisation 

L’innovation implique aussi de profonds changements au niveau de l’organisation des entreprises. Il est nécessaire d’améliorer la communication entre les différents départements (mise en place de « flex office ») et surtout permettre des interactions plus fortes entre back et front office, afin de garantir une meilleure analyse des données. De nouveaux profils, tels que « Data Scientist », « Chief Digital Officer » et « Chief Information Security » sont recherchés par les entreprises, en ligne avec les défis actuels de l’industrie.

 

Les futures études de l’Observatoire

« L’Observatoire est un instrument fondamental pour identifier les meilleurs modèles opérationnels selon le type d’organisation», affirme Thomas Van Cauwelaert, VP Sales&Marketing chez SimCorp. L’étude est constamment mise à jour, avec l’objectif de faire intervenir tous les principaux protagonistes du secteur et réaliser des recherches sur les thèmes les plus significatifs.

Pour télécharger l’étude : https://www.simcorp.com/en/events/2018/simcorp-essec-market-study

Pour participer à l’étude, merci de nous contacter : Anne.kermarrec@simcorp.com

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