#InnovCup : Interview d’Antoine SIMON, CEO de MAZE et juré Innov’Cup by HSBC

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Le concours Innov’Cup lancé par HSBC et Finance Innovation récompense les Fintech et Insurtech les plus innovantes dans les domaines du risque crédit et de l’assurance. Antoine SIMON, CEO de Maze, répond à nos questions dans le cadre de sa participation au jury du concours Innov’Cup.

 

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre activité au sein de votre entreprise/institution ?

Je m’appelle Antoine SIMON, j’ai fondé plusieurs sociétés et dirige actuellement la société MAZE.

Nous créons des expériences fortes en réalité virtuelle pour décoder l’impact des émotions sur la capacité à comprendre, décider, agir.

Nous les utilisons pour le développement des personnes dans des parcours de leadership, pour la conduite de projets complexes ou la prise de décisions stratégiques.

C’est aussi l’outil idéal pour aborder le champ de l’entreprise du futur : comment décider, agir ou apprendre dans des univers nouveaux qui mêlent monde physique et virtuel ?

Mon activité au quotidien est d’animer des équipes pluridisciplinaires et de créer des ponts entre des métiers, des champs qui ont peu l’habitude de se croiser : neurosciences, psychologie et développement 3D.

 

Quelle est votre vision de l’innovation francilienne aujourd’hui ?

J’ai la chance d’animer des séminaires à la fois de codirs et d’onboarding où j’assiste de plus en plus à une évolution du management de l’innovation dans les grands groupes.

Il y a à tous les niveaux une envie très forte de décentralisation de l’innovation.

Plutôt que des équipes, des lieux ou des moments dédiés, prévaut une volonté de casser les silos, de favoriser les échanges d’informations, d’idées et de compétences qui stimulent la créativité.

C’est très intéressant parce qu’on se concentre plus sur les process que sur les produits.

C’est une ouverture qui se retrouve, dans la palette d’outils que les grandes entreprises déploient en direction de l’écosystème entrepreneurial : fonds venture corporate, incubateurs, partenariats dans des accélérateurs, co-working.

Mais pourtant, ces outils ne sont pas la garantie d’une bonne coopération.

Pour que la collaboration soit fructueuse, les deux mondes doivent surtout apprendre à travailler ensemble.

Une affaire de culture, d’attitude et d’organisation.

C’est là je pense, le double enjeu d’Innov’cup, le jury va certes donner des avis, un prix, mais j’espère bien que nous serons tous également inspirés, remués, acculturés.

 

Pourquoi soutenez-vous le concours Innov’Cup ?

Parce qu’avec Innov’Cup ce sont les éléments même de cet écosystème qui vont échanger et renforcer leurs relations d’interdépendance et donc leur capacité à s’adapter, changer et se réajuster

D’un côté pour les startups c’est une vraie chance de se confronter aux différents regards et expériences des membres du jury pour évoluer.

Par ailleurs ce sont des relations nouvelles qui vont se créer, des complémentarités et des partenariats solides pour accompagner ou amplifier les projets.

De mon point de vue, le moment des pitchs et des échanges va primer, gagner le prix est presque secondaire.

 

A quoi serez-vous particulièrement attentifs pendant le jury?

Au-delà de la grande idée, ou de l’outil révolutionnaire, je serai très curieux de pouvoir appréhender les projets présentés en tant que processus.

De comprendre la capacité d’adaptation des équipes et des technologies aux besoins et aux enjeux du jury et du marché.

Et enfin, de comprendre vers qui ils pourront se tourner pour trouver les ressources nécessaires et complémentaires pour faire évoluer leur offre.

 

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