Interview de Cécile SAINT JEAN (PwC) : « élargir le rôle traditionnel des acteurs de la finance ».

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Le 2 février avait lieu la Cérémonie de remise de prix du concours « Fintech de l’année 2016 » organisé par le Pôle de compétitivité mondial FINANCE INNOVATION en partenariat avec Bpifrance et le soutien des 360 membres du pôle. Ce concours vise à mettre en avant les startups françaises Fintech et récompense les plus prometteuses, plébiscitées aussi bien par le vote du public que par un Jury de 13 experts.

Nous avons interrogé les membres du jury de « Fintech de l’année 2016 » pour en savoir plus sur leur parcours et les raisons pour lesquelles ils soutiennent ce concours innovant.

Merci de vous présenter en quelques mots :

Cécile SAINT JEAN, Directrice, Coordinatrice de Smart Up, l’offre d’accompagnement des start-up de PwC.

J’ai plus de 25 ans d’expérience chez PwC. Depuis 2015 je coordonne Smart Up, l’offre d’accompagnement des start-up de PwC, et suis membre du Jury de nombreux concours (Fintech de l’année, Start-up de l’année 2016, Start-up africaine de l’année).

J’accompagne également Bernard Gainnier, Président de PwC France, dans son rôle de Président de la filière Chiffre et Conseil au sein du Pôle Finance Innovation. Je suis vice-présidente du Comité de labellisation des fintech de la filière et coordonne le Livre Blanc consacré à l’Innovation et à la Transformation digitale de la fonction Finance et de ses conseils, à paraître en juin 2017.

J’ai débuté ma carrière tout d’abord en audit de groupes internationaux, puis comme responsable du Mémento IFRS (Ed. Francis Lefebvre) et responsable des achats de documentation technique de PwC. J’ai également a été consultante indépendante à Tokyo pendant 3 ans.

Je suis diplômée d’ESCP Europe, licenciée en sciences économiques (Paris II), expert-comptable et titulaire d’une certification d’Administratrice de sociétés de l’ESSEC.

Pouvez-vous nous présenter également votre structure :

PwC développe en France des missions de conseil, d’audit et d’expertise comptable, privilégiant des approches sectorielles.

Plus de 223 000 personnes dans 157 pays à travers le réseau international de PwC partagent solutions, expertises et perspectives innovantes au bénéfice de la qualité de service ses pour clients et partenaires.

En se mobilisant au quotidien pour conseiller et accompagner ses clients dans leur réussite, PwC contribue à la dynamique de l’économie française. A travers ses études et ses analyses d’experts, PwC s’engage également à anticiper les économies du futur et à développer les nouveaux usages technologiques. Enfin, en apportant des solutions pour maîtriser les risques, PwC crée de la confiance entre les acteurs et sécurise le cœur de l’économie française.

Pourquoi soutenez-vous le concours Fintech de l’Année 2016 ?

Etre au cœur de l’innovation mise en oeuvre par les fintech permet aux équipes PwC d’accompagner au mieux la mutation des métiers des clients traditionnels de PwC, banques et compagnies d’assurance notamment, comme de ses propres métiers d’audit. En outre, PwC a un rôle à jouer en portant à la connaissance de ses clients les solutions innovantes adaptées à leurs problématiques, par exemple en matière de financement. Enfin, avec Smart Up, son offre d’accompagnement des start-up, PwC contribue au développement et à la croissance de ces acteurs de l’innovation.

Toutes ces raisons justifient que PwC soit partenaire historique du concours de la Fintech de l’Année et mette au service du Jury du concours professionnalisme et bienveillance pour contribuer à l’identification des pépites de la finance.

Quelle thématique Fintech vous tient le plus à cœur ?

A titre personnel, je suis particulièrement sensible à toute solution cherchant à résoudre des problématiques dépassant le seul cadre financier, notamment en favorisant l’inclusion économique et financière de ceux que l’analyse des critères traditionnels contribue à exclure. Ainsi, toute innovation destinée à faciliter un accès plus large au crédit (ou micro-crédit) pour développer une activité économique, acquérir ou louer un logement, prévenir et accompagner les situations sur-endettement, serait pour moi de nature à élargir le rôle traditionnel des acteurs de la finance en le complétant d’une dimension sociétale.

En tant que membre du Jury, quel type de startup ferait pour vous le gagnant idéal ? 

Une fintech au service de la lutte contre l’exclusion financière des plus fragiles, opérant en lien avec les acteurs majeurs traditionnels sur la base de nouveaux critères d’appréciation des situations délicates.

Selon vous quelle question avons-nous omis de vous poser (et votre réponse) ?

Comment percevez-vous votre rôle de membre du Jury ?

C’est une grande chance pour moi de pouvoir délibérer sur des projets très innovants de grande qualité. Je prends mon rôle très à cœur. Je veille à étudier les dossiers en amont dans toutes leurs dimensions : nature de l’innovation, impact économique et sociétal, financement du projet, cohérence de l’ambition et qualité et complémentarité de l’équipe.

En outre, je suis également très attentive à l’attitude des candidats lors de la présentation du projet devant le Jury ainsi qu’à la pertinence des échanges lors de l’audition.

Je forge mon opinion en mon âme et conscience, avec professionnalisme et bienveillance.

 

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