Livre blanc : Financement et stratégies de sortie de la French Fintech, par Tom Bertrand

Il y a quelques jours, Tom Bertrand a publié son Livre Blanc “Financement et stratégies de sortie de la French Fintech”.

Réalisé en collaboration avec le Pôle Finance Innovation, nous vous proposons de le retrouver en intégralité et gratuitement en français ou en anglais.

Résumé de l’étude :FR_WP_FRENCH_FINTECH_TOM_BERTRAND

Les montants investis depuis une dizaine d’années dans le capital des Fintech sont considérables et n’ont cessé d’augmenter. La France est un des acteurs les plus importants de la Fintech mondiale, si l’on en juge par le nombre de créations d’entreprises. Une trentaine de jeunes pousses de cette nouvelle finance mondiale sont devenues des « licornes », mais aucune n’est française.
Pour essayer de comprendre les spécificités de la French Fintech, nous avons cartographié la nature des financeurs des start-ups Fintech françaises et analysé les stratégies de sortie privilégiées par les fondateurs. Nous avons également étudié le rôle des banques, pour qui les Fintech sont à la fois des concurrentes potentielles et des opportunités d’investissement.

Nous avons mené une étude en collaboration avec le Pôle Finance Innovation, pôle de compétitivité mondial de la région Ile de France, auprès des dirigeants de Fintech créées entre 2008 et 2016, et avons interrogé des investisseurs parmi les fonds d’investissement les plus actifs dans le domaine des Fintech.

Sur l’échantillon considéré, nous constatons que les banques sont globalement peu présentes dans les premiers tours de table des French Fintech, mais sont parmi les investisseurs les plus actifs au moment où fondateurs et investisseurs décident de céder leur participation.

Par crainte de rater le bon wagon, certaines banques mettent la main très tôt sur les start-ups, au risque d’empêcher certains projets de se développer dans leur plénitude.

Les banques jouent le plus souvent un rôle de partenaire, mais la collaboration entre Fintech et grands groupes bancaires ne va pas de soi. Les banques gagneraient à être plus agiles pour accompagner les start-ups dans leur développement.

En France, les Fintech et plus généralement les jeunes pousses innovantes bénéficient de multiples dispositifs d’aide dans les premières années de développement.

C’est dans la deuxième phase du développement que les sources de financement ne permettent pas de franchir le cap.

La tentation est alors grande pour les dirigeants de céder leur entreprise plutôt que de se tourner vers le marché des IPO, d’autant qu’en France, ce marché n’est pas suffisamment développé pour permettre aux Fintech de lever les fonds nécessaires.

Les dirigeants politiques doivent songer à faciliter l’émergence d’un marché boursier européen dédié aux start-ups, pour transformer les jeunes pousses de la French Fintech en licornes et éviter qu’elles ne soient cédées trop tôt ou s’envolent vers d’autres horizons.

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