Vers l’uberisation inéluctable de la monnaie, Jean Marc Levy-Dreyfus de Fone 4 Technology

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Tout donne à penser que les transactions monétaires vont bénéficier d’un mouvement d’ubérisation en migrant progressivement de leur modèle d’échange de fichier (couteux, et quasi impossible à sécuriser) en Monnaie Scripturale Electronique vers un format de Monnaie Numérique opérée en temps réel sur des serveurs Internet.

C’est déjà ce qui se passe avec les solutions de Trading à Haute Fréquence du marché du change – Forex – qui opère sur ses serveurs plus de 5000 Milliards de $ par jour, alors que les transactions interbancaires en monnaie électronique qui servent au règlement des produits et services échangés sur la planète et pèsent que 200 Milliards de $ par jour.

Les opérations de trading résultent d’une commande engagée par l’émetteur d’un ordre – identifié et authentifié – depuis son terminal, qui est analysée, validée et compensée sur le serveur en temps réel.

Alors que les transactions interbancaires engagent le déplacement d’un titre de paiement de format électronique généré par l’émetteur qui va transiter vers l’acquéreur et de là vers l’environnement de compensation interbancaire qui rend l’a transaction complexe couteuse et à risque et consommatrice de temps avant d’être compensée.

LES CDBC – CENTRAL BANK DIGITAL CURRENCY- LA PROCHAINE FRONTIERE

Selon des études de la BCE et du FMI – sous le concept de Central Bank Digital Currency – Pour permettre des échanges en temps réel – c’est à dire sans phase de compensation interbancaire – l’approche est de développer des monnaies numériques de Banque Centrale qui pourront être utilisées par Internet.

Les CBDC devraient aussi et surtout permettre la suppression des billets de banque en ne laissant survivre de la monnaie fiduciaire que les pièces et éventuellement les petites coupures.

Ce mouvement est déjà enclenché en Inde qui a supprimé les billets de 500 et 1000 roupies soit environ 6,3 et 12,7 euros en novembre 2016.   Mais ce mouvement qui a permis de retirer des matelas les milliards de roupies qui s’y entassaient s’accompagnent d’un énorme problème d’utilisation quotidienne de la monnaie par tout un chacun.

D’évidence la possibilité d’échanger de la monnaie en toute sécurité et simplicité partout et par tous est la barrière qu’il faut abattre pour généraliser les CDBC.

LES BANQUES PEUVENT ELLES INITIER LES USAGES DE LA MONNAIE NUMERIQUE ?

Pour autant, il est plus que probable que les solutions d’usage quotidien par tout un chacun de la CDBC ne seront pas initiées par les banques centrales ni même par les banques commerciales mais plutôt par des acteurs du Web qui savent vulgariser et déployer leurs solutions avec des Coûts d’Acquisition Client très bas et une forte capacité de montée en charge dans le Web.

Dès lors, il y a urgence à ce que les banques s’emparent de cette problématique et se rapprochent des Fintech pour essayer de ne pas se laisser déborder par les GAFAM qui ont l’ambition d’installer leurs solutions maisons (GooglePay,  Whatsapp money (Facebook ) vient d’être lancée en Inde ou Amazone Money ) .

UN (DES) WALLET(S) SUR MON SMARTPHONE ?

D’ores et déjà des startups commencent à occuper le terrain avec des solutions innovantes réalistes et solides, complémentaires aux circuits interbancaires et aux systèmes de paiement par carte (PCI DSS).

Parmi ces précurseurs, la Britannique REVOLUT fondée en juillet 2015 et qui a ouvert à ce jour plus de 2 millions de comptes (Wallet) et vient de lever 250 millions de dollars pour devenir la première banque mondiale (objectif 100 millions de compte en 2020) ou encore la Startup allemande N26 – 1 million de compte ouvert en 2 ans montrent bien le mouvement d’ubérisation des transactions bancaires en route.

De même, la Chine avec Alipay et Wechat Pay, l’Inde avec Pay TM et même la Suède avec Swich voire LYDIA en France présentent des solutions de Wallet App qui s’imposent massivement face au retard structurel du modèle de transactions lentes, couteuses et mal sécurisées en monnaie électronique des cartes bancaires et des solutions tierces comme PayApl et Paylib.

Les solutions proposées jusqu’à maintenant sont basées sur la mise à disposition d’une App de Wallet (portemonnaie en ligne) que le client peut charger sur son smartphone.

Il peut ensuite s’inscrire, s’identifier et s’authentifier avec un PIN code sur le Serveur.

  • A partir de là il va bénéficier de services bancaires gratuits ou quasi gratuits pour :
  • Les paiements en ligne (et parfois sur terminal carte grâce à une carte de débit fournie par la société qui gère le Wallet)
  • Pour faire du change instantané gratuit ou extrêmement moins coûteux que le change de banque traditionnel
  • Pour opérer des services de transfert P2P entre détenteurs de Wallet Ces transferts pouvant être gratuits ou quasi gratuit là où les opérateurs comme western Union ou même Paypal facturent des frais très élevés et requièrent un long processus de remise des fonds.
  • En outre l’entreprise qui offre le service et gère le Wallet dispose d’une puissance de proposition de services quasi illimitée.

De quoi offrir aux premiers entrants sur ce créneau une opportunité de devenir les prochains mastodontes mondiaux. (A quel prix REVOLUT une fois 100 millions de comptes ouverts se vendra-t-elle dans 2 ans ?)

LES APP SUR SMARTPHONE NE PEUVENT PAS APPORTER UNE SOLUTION GLOBALE

Dans le contexte d’usage d’un Wallet APP l’utilisateur doit répondre à un niveau minimal de savoir utiliser :

  • Posséder son propre smartphone, en disposer et pouvoir le connecter en 3G mini 24/365
  • Savoir charger l’APP, l’identifier au moment de payer, s’adapter aux évolutions d’interfaces à chaque nouvelle version
  • Comprendre et savoir utiliser des services bancaires
  • Savoir lire et communiquer dans la langue (anglais, français…) du web mais on n’y fonctionne guère en Indi, Tagalog, Wollof …

Bref ces solutions de Wallet par APP sur Smartphone   conçues sur ce PPCM (Plus Petit Commun Multiple) entre utilisateurs ne concerne que les 30% d’utilisateurs les plus avancés.

Laissant de coté les 70% d’autres qui se trouveront soumis à un problème d’inclusion financière pour pouvoir exploiter des monnaies numériques et permettre de remplacer le Cash .

UNE SOLUTION POUR TOUT UN CHACUN NE PEUT ET NE DOIT PAS DEPENDRE D’UN QUELCONQUE TERMINAL PERSONNEL.

Seule une solution basée sur le PGCD (Plus Grand Commun Dénominateur) entre les utilisateurs peut répondre à la problématique de l’utilisation universelle de la monnaie numérique.

Ce PGCD est assez simple à définir :

Tous les humains savent lire et écrire les mêmes chiffres du 0 au 9 et tous parlent au moins leur langue maternelle.

C’est ce qui fait que tous ont la capacité de téléphoner (numéroter et parler) à partir de n’importe quel téléphone.

C’est sur cette capacité des humains que c’est bâti la vraie révolution numérique qui n’est pas celle de l’Internet mais celle du téléphone Mobile.

Aujourd’hui 5 milliards d’humains disposent de leur téléphone.

En outre à la différence du système d’adressage de l’internet qui impose que chaque utilisateur sache se créer (déclarer) sa propre adresse et que cette adresse ne soit pas déjà déclarée par quelqu’un autre, il existe autant de numéros de téléphones que nécessaire pour doter chaque humain du sien propre.

FONE4 : UN WALLET POUR TOUT UN CHACUN, 24/365 PARTOUT DANS TOUTE LANGUE

C’est exactement la proposition de valeur de Fone4 qui permet de créer et gérer des Wallets opérés par de simples coups de fil utilisables par tous, partout, tout le temps et sur n’importe matériel de connexion.

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